Géomorphologie glaciaire
Les glaciers contribuent à former les paysages de montagne depuis plusieurs dizaine de milliers d’années.
Ils sont actuellement en retrait, mais les traces de leur extension passée sont encore visibles sur le terrain.
Activités pour les écoles
4.6 Le Petit Age Glaciaire et le réchauffement récent du climat
4.4 Les glaciations du Pléistocène
Durant le Pléistocène, entre 2,6 millions d’années et 11’650 ans avant aujourd’hui, une vingtaine de glaciations se sont succédées, entrecoupées d’autant de périodes interglaciaires. Lors du dernier maximum glaciaire (LGM), entre 27’000 et 22’000 ans cal BP, une grande partie de la Suisse était recouverte par les glaciers. Durant le retrait généralisé des glaces qui a suivi (période tardiglaciaire, entre 19’000 et 11’650 avant aujourd’hui), les glaciers ont encore connu quelques phases de réavancées, avant d’atteindre, durant l’Holocène (de 11’650 ans cal BP à aujourd’hui), des positions proches de leurs extensions actuelles.
6.2 Les débâcles et avalanches glaciaires
Le 16 juin 1818 la rupture d’un barrage de glace provoque une débâcle entre Mauvoisin et Martigny.
4.5 Les variations des glaciers durant l’Holocène
L’Holocène qui s’étend de 11’650 ans cal BP à aujourd’hui, a été relativement chaud et stable du point de vue climatique. On dénombre certes quelques fluctuations glaciaires, mais elles sont d’extension très limitée par rapport aux avancées du Tardiglaciaire et restent cantonnées dans les hautes vallées alpines. Un épisode particulièrement froid, appelé le Petit Age Glaciaire, s’est produit entre 1350 et 1850 après J.-C (fig. 1).
1.3 La morphologie des glaciers
Les glaciers sont si divers sur la surface du globe que l’on utilise plusieurs types de classification pour les décrire. La typologie classique se base sur leur forme (calotte glaciaire, glacier de vallée, glacier de cirque, etc.) mais ils peuvent également être classés en fonction de leur dynamique (glacier suspendu, régénéré, enterré, etc.)
6.4 Processus paraglaciaires
Lors du retrait des glaciers suivent des processus de réajustement autour et à l’intérieur des marges anciennement englacées. Ce réajustement est caractérisés par la remobilisation de matériel meuble ou la mise en mouvement des versants suite à la décompression qui peut, dans certains cas, affecter des infrastructures et nécessiter la mise sous surveillance ou en sécurité des zones concernées.
1.4 La morphologie des déformations de surface
Les glaciers sont constitués de glace, qui est un matériau plastique, mais ils reposent le plus souvent sur un fond rocheux, qui ne se déforme pas. Les frictions entre la glace et la roche provoquent des fractures ou « crevasses ». Ces crevasses, qui peuvent atteindre jusqu’à 50 mètres de profondeur, représentent un danger pour les alpinistes qui évoluent à la surface des glaciers.
3.1 Les dépôts glaciaires
Les dépôts glaciaires sont des matériaux meubles accumulés par un glacier ou influencés directement par la présence d’un glacier. On les observe soit en accumulations informes, pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres d’épaisseur, soit en forme du relief délimitant généralement une position de stationnement d’un glacier.
1.1 Le système hydroclimatique glaciaire
Un glacier peut être considéré comme un système hydroclimatique. La naissance et le maintien de glaciers sont fortement dépendants des facteurs climatiques, principalement des précipitations (neige) et des températures, mais également du vent, du rayonnement solaire, de l’humidité de l’air, de la pluie. La morphologie d’un glacier dépend également de la topographie (relief).
3.2 Les dépôts fluvio-glaciaires
En période de réchauffement du climat, la fonte de la glace provoque la libération de grandes quantités d’eau, sous le glacier, sur ses côtés ou sur son front (fig. 1). Ces eaux sont généralement chargées en sédiments très fins contenus dans la glace, la « farine glaciaire », ce qui leur donne une couleur laiteuse.
