Géomorphologie glaciaire

Les glaciers contribuent à former les paysages de montagne depuis plusieurs dizaine de milliers d’années.

Ils sont actuellement en retrait, mais les traces de leur extension passée sont encore visibles sur le terrain.

3.1 Les dépôts glaciaires

Les dépôts glaciaires sont des matériaux meubles accumulés par un glacier ou influencés directement par la présence d’un glacier. On les observe soit en accumulations informes, pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres d’épaisseur, soit en forme du relief délimitant généralement une position de stationnement d’un glacier.

1.1 Le système hydroclimatique glaciaire

Un glacier peut être considéré comme un système hydroclimatique. La naissance et le maintien de glaciers sont fortement dépendants des facteurs climatiques, principalement des précipitations (neige) et des températures, mais également du vent, du rayonnement solaire, de l’humidité de l’air, de la pluie. La morphologie d’un glacier dépend également de la topographie (relief).

6.2 Les débâcles et avalanches glaciaires

Le 16 juin 1818 la rupture d’un barrage de glace provoque une débâcle entre Mauvoisin et Martigny.

5.3 Glaciers et économie : l’hydroélectricité

En Suisse, 56% de l’électricité produite provient des centrales hydroélectriques. L’apport de l’eau de fonte des glaciers est surtout important pour les centrales à accumulation (barrages) situées en montagne. Quel effet a le recul des glaciers dû au réchauffement climatique sur la production hydroélectrique à long terme?

1.2 La dynamique glaciaire

La glace est un matériau qui se déforme sous son propre poids. Il est donc normal que les glaciers, composés essentiellement de glace, fluent vers l’aval. Même lorsqu’un glacier est en régression, la glace continue de fluer vers l’aval. D’autres facteurs influencent la dynamique glaciaire comme le régime thermique des glaciers et les conditions topographiques.

4.6 Le Petit Age Glaciaire et le réchauffement récent du climat

Entre le début du XIVᵉ siècle et la fin du XIXᵉ siècle, le climat atlantique nord connaît un brusque refroidissement. En Europe, ce refroidissement s’étend entre 1350 et 1850 après J.-C. La plupart des glaciers alpins entrent en crue. Cette période, appelée rétrospectivement Petit Age Glaciaire (PAG) est documentée dans les Alpes du fait des populations lettrées qui s’y étaient établies et qui en ont laissé différents témoignages (peintures, gravures, récits). Depuis la fin du PAG, le climat se réchauffe globalement et les glaciers perdent rapidement du terrain.

4.4 Les glaciations du Pléistocène

Durant le Pléistocène, entre 2,6 millions d’années et 11’650 ans avant aujourd’hui, une vingtaine de glaciations se sont succédées, entrecoupées d’autant de périodes interglaciaires. Lors du dernier maximum glaciaire (LGM), entre 27’000 et 22’000 ans cal BP, une grande partie de la Suisse était recouverte par les glaciers. Durant le retrait généralisé des glaces qui a suivi (période tardiglaciaire, entre 19’000 et 11’650 avant aujourd’hui), les glaciers ont encore connu quelques phases de réavancées, avant d’atteindre, durant l’Holocène (de 11’650 ans cal BP à aujourd’hui), des positions proches de leurs extensions actuelles.

2.1 Les processus d’érosion glaciaire

La glace agit comme un agent érosif : elle modifie de façon mécanique et chimique le substrat rocheux sur lequel elle repose.

3.2 Les dépôts fluvio-glaciaires

En période de réchauffement du climat, la fonte de la glace provoque la libération de grandes quantités d’eau, sous le glacier, sur ses côtés ou sur son front (fig. 1). Ces eaux sont généralement chargées en sédiments très fins contenus dans la glace, la « farine glaciaire », ce qui leur donne une couleur laiteuse.

5.2 Glaciers et archéologie

La découverte de vestiges archéologiques sur les cols libérés par la glace, donnent des informations importantes aussi bien sur l’histoire de la colonisation des grandes vallées alpines que sur l’extension des glaciers dans le passé.