Géomorphologie glaciaire

Les glaciers contribuent à former les paysages de montagne depuis plusieurs dizaine de milliers d’années.

Ils sont actuellement en retrait, mais les traces de leur extension passée sont encore visibles sur le terrain.

3.1 Les dépôts glaciaires

Les dépôts glaciaires sont des matériaux meubles accumulés par un glacier ou influencés directement par la présence d’un glacier. On les observe soit en accumulations informes, pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres d’épaisseur, soit en forme du relief délimitant généralement une position de stationnement d’un glacier.

2.2 Les micro-formes d’érosion glaciaire

L’érosion glaciaire (cf. fiche glaciers 2.1) agit à différentes échelles. Sur les roches ayant été en contact avec la glace, on trouve des micro-formes qui témoignent de la direction et du sens de mouvement des glaciers.

5.1 Glaciers et sociétés alpines

Les rapports qu’entretiennent les sociétés avec les glaciers varient en fonction de l’intérêt qu’elles leur portent, de la rapidité et de l’intensité des changements des environnements glaciaires et des facteurs auxquels les sociétés attribuent ces changements.

4.4 Les glaciations du Pléistocène

Durant le Pléistocène, entre 2,6 millions d’années et 11’650 ans avant aujourd’hui, une vingtaine de glaciations se sont succédées, entrecoupées d’autant de périodes interglaciaires. Lors du dernier maximum glaciaire (LGM), entre 27’000 et 22’000 ans cal BP, une grande partie de la Suisse était recouverte par les glaciers. Durant le retrait généralisé des glaces qui a suivi (période tardiglaciaire, entre 19’000 et 11’650 avant aujourd’hui), les glaciers ont encore connu quelques phases de réavancées, avant d’atteindre, durant l’Holocène (de 11’650 ans cal BP à aujourd’hui), des positions proches de leurs extensions actuelles.

4.7 Glaciers et réchauffement climatique : projections futures

Pour ce qui concerne le futur proche, on prévoit que les glaciers suisses continueront de diminuer à cause de l’augmentation des températures globales. En effet, selon les données du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Évolution du Climat, IPCC en anglais), on estime que d’ici 2100, les températures annuelles moyennes globale – selon les scénarios envisagés – pourraient augmenter jusqu’à 4,8°C (cf. fiche glaciers 4.6). Dans les Alpes suisses cette augmentation pourrait être doublée par rapport à l’évolution des températures annuelles moyennes globales. Une élévation des températures de près de 5°C influencerait la remontée de la ligne d’équilibre des glaciers d’environ 800 mètres, ce qui entraînerait une disparition graduelle des glaciers alpins (fig. 1).

5.4 Glaciers et tourisme : les protagonistes des paysages « alpins »

Les glaciers exercent un fort attrait sur les touristes. Ils viennent en masse pour voir et toucher des glaciers, skier sur leurs pentes ou simplement admirer le paysage alpin. La tendance générale des glaciers alpins est au recul et n’est pas sans conséquences sur le paysage et la pratique du tourisme.

3.3 Les dépôts glacio-lacustres

La sédimentation glacio-lacustre concerne les lacs influencés par la dynamique glaciaire (fig. 1). Cette influence peut être directe, comme c’est le cas des lacs en contact avec le glacier, ou indirecte, comme par exemple dans le cas des lacs alimentés par des eaux provenant de glaciers.

1.5 Les parois glaciaires et glaciers de parois

Les processus glaciaires se manifestent également sur des parois rocheuses verticales. Pour que la glace adhère à une paroi, cette dernière doit être gelée toute l’année. Lorsque les conditions climatiques évoluent et que la paroi se réchauffe, la carapace de glace ou de glacier de paroi peut disparaître. La roche ainsi mise à nu n’est plus protégée de l’érosion ce qui occasionne des chutes de pierres.

2.3 Les macro-formes d’érosion glaciaire

Les macro-formes glaciaires s’observent à l’échelle régionale : elles caractérisent les vallées alpines et sont à l’origine de certains lacs de montagne.

6.4 Processus paraglaciaires

Lors du retrait des glaciers suivent des processus de réajustement autour et à l’intérieur des marges anciennement englacées. Ce réajustement est caractérisés par la remobilisation de matériel meuble ou la mise en mouvement des versants suite à la décompression qui peut, dans certains cas, affecter des infrastructures et nécessiter la mise sous surveillance ou en sécurité des zones concernées.