Géomorphologie glaciaire

Les glaciers contribuent à former les paysages de montagne depuis plusieurs dizaine de milliers d’années.

Ils sont actuellement en retrait, mais les traces de leur extension passée sont encore visibles sur le terrain.

4.2 Les variations climatiques et leurs causes

Le climat à la surface de la Terre est en constante évolution, alternant entre périodes chaudes et périodes froides. La période géologique la plus récente, le Quaternaire, qui dure depuis 2.6 millions d’années est particulièrement influencée par les fluctuations de l’orbite terrestre.

4.4 Les glaciations du Pléistocène

Durant le Pléistocène, entre 2,6 millions d’années et 11’650 ans avant aujourd’hui, une vingtaine de glaciations se sont succédées, entrecoupées d’autant de périodes interglaciaires. Lors du dernier maximum glaciaire (LGM), entre 27’000 et 22’000 ans cal BP, une grande partie de la Suisse était recouverte par les glaciers. Durant le retrait généralisé des glaces qui a suivi (période tardiglaciaire, entre 19’000 et 11’650 avant aujourd’hui), les glaciers ont encore connu quelques phases de réavancées, avant d’atteindre, durant l’Holocène (de 11’650 ans cal BP à aujourd’hui), des positions proches de leurs extensions actuelles.

5.3 Glaciers et économie : l’hydroélectricité

En Suisse, 56% de l’électricité produite provient des centrales hydroélectriques. L’apport de l’eau de fonte des glaciers est surtout important pour les centrales à accumulation (barrages) situées en montagne. Quel effet a le recul des glaciers dû au réchauffement climatique sur la production hydroélectrique à long terme?

5.2 Glaciers et archéologie

La découverte de vestiges archéologiques sur les cols libérés par la glace, donnent des informations importantes aussi bien sur l’histoire de la colonisation des grandes vallées alpines que sur l’extension des glaciers dans le passé.

6.2 Les débâcles et avalanches glaciaires

Le 16 juin 1818 la rupture d’un barrage de glace provoque une débâcle entre Mauvoisin et Martigny.

5.4 Glaciers et tourisme : les protagonistes des paysages « alpins »

Les glaciers exercent un fort attrait sur les touristes. Ils viennent en masse pour voir et toucher des glaciers, skier sur leurs pentes ou simplement admirer le paysage alpin. La tendance générale des glaciers alpins est au recul et n’est pas sans conséquences sur le paysage et la pratique du tourisme.

3.3 Les dépôts glacio-lacustres

La sédimentation glacio-lacustre concerne les lacs influencés par la dynamique glaciaire (fig. 1). Cette influence peut être directe, comme c’est le cas des lacs en contact avec le glacier, ou indirecte, comme par exemple dans le cas des lacs alimentés par des eaux provenant de glaciers.

4.6 Le Petit Age Glaciaire et le réchauffement récent du climat

Entre le début du XIVᵉ siècle et la fin du XIXᵉ siècle, le climat atlantique nord connaît un brusque refroidissement. En Europe, ce refroidissement s’étend entre 1350 et 1850 après J.-C. La plupart des glaciers alpins entrent en crue. Cette période, appelée rétrospectivement Petit Age Glaciaire (PAG) est documentée dans les Alpes du fait des populations lettrées qui s’y étaient établies et qui en ont laissé différents témoignages (peintures, gravures, récits). Depuis la fin du PAG, le climat se réchauffe globalement et les glaciers perdent rapidement du terrain.

6.4 Processus paraglaciaires

Lors du retrait des glaciers suivent des processus de réajustement autour et à l’intérieur des marges anciennement englacées. Ce réajustement est caractérisés par la remobilisation de matériel meuble ou la mise en mouvement des versants suite à la décompression qui peut, dans certains cas, affecter des infrastructures et nécessiter la mise sous surveillance ou en sécurité des zones concernées.

1.4 La morphologie des déformations de surface

Les glaciers sont constitués de glace, qui est un matériau plastique, mais ils reposent le plus souvent sur un fond rocheux, qui ne se déforme pas. Les frictions entre la glace et la roche provoquent des fractures ou « crevasses ». Ces crevasses, qui peuvent atteindre jusqu’à 50 mètres de profondeur, représentent un danger pour les alpinistes qui évoluent à la surface des glaciers.